18/09/2005
Priceminister élève ses commissions par le bas
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Partie d'une commission unique de 15 %, à ses débuts, la place de marché fonctionne depuis plusieurs années sur la base de commissions calculées par tranches. A partir du 8 août, la grille passe de trois à quatre tranches pour les commissions fixes et variables. La partie fixe s'étale désormais entre 0,40 et 1,90 euro, soit une augmentation de 171 % pour un article dont le prix est supérieur à 15 euros. Sur la partie variable, une nouvelle tranche à 1 % fait son apparition pour les articles dont le prix de vente se situe au-delà de 500 euros. Les tranches à 5, 10 et 15 % sont toutes décalées dans le sens d'une augmentation des prélèvements.
La nouvelle grille favorise donc la vente de produits à forte valeur, ce qui va dans le sens des derniers développements de la plate-forme. "Priceminister a beaucoup évolué. Aujourd'hui, entre les écrans plasma, l'électroménager et le mobilier, il se vend sur le site des articles à un prix plus élevé qu'auparavant, comme en atteste la hausse du panier moyen à 35 euros. Afin de conserver un équilibre entre l'offre et la demande, nous devions encourager l'offre sur les produits volumineux. Or, pour pouvoir baisser les tranches élevées, nous sommes obligés d'augmenter les tranches basses", déclare le directeur marketing de Priceminister, Olivier Mathiot.
| Les produits de 500 euros et plus représentent 10 à 15 % du volume d'affaires |
L'évolution de la stratégie marketing de la place de marché est sans conteste favorable à la diversification des échanges, déjà bien entamée puisque les produits supérieurs à 500 euros comptaient en avril et mai pour 10 à 15 % du volume d'affaires du site d'achat et vente. Nul ne sait en revanche quelle sera la réaction de la majorité des vendeurs et des acheteurs qui effectuent de petites transactions. Une répercussion de la hausse des commissions sur le prix des articles pourrait rebuter les acheteurs, et entraîner la plate-forme dans un cercle vicieux. Ainsi, aux Etats-Unis, eBay a été largement critiqué suite à la hausse de ses tarifs, qui a incité une partie de ses clients à se tourner vers la concurrence. Mais Olivier Mathiot ne croit pas à ce scénario. "Selon nos études, la commission n'est pas vraiment un enjeu, sauf pour les vendeurs professionnels. La motivation principale des vendeurs particuliers est de vendre vite. Or, pour vendre vite, ce qui compte c'est le prix du marché."
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Priceminister garde confidentiels les objectifs de progression de ses résultats suite à la hausse des commissions. Sur l'éventualité d'une poursuite de la hausse, à l'avenir, Olivier Mathiot se veut rassurant : "Cette hausse était une façon de prendre acte de deux années de diversification. Ce processus est pour nous quasiment terminé, confie-t-il. Les futures rubriques, comme le sport ou les articles de collection, ne modifieront pas le panier moyen. Et là, les nouvelles commissions ont été calculées au plus juste." Quoiqu'il en soit, l'analyse des retombées ne pourra se faire que dans quelques mois, le temps aux vendeurs et aux acheteurs de s'adapter et de réagir aux nouvelles règles du jeu.
Source : http://www.journaldunet.com/0508/050809priceminister.shtml
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Priceminister : quand l’occasion fait l’entrepreneur
Priceminister : quand l’occasion fait l’entrepreneur La place de marché reine du commerce entre particuliers à prix fixes attire aussi les TPE-PME. Elles sont plus de 3.000 à vendre sur le site, et représentent plus du tiers de son chiffre d’affaires. Où s'implanter, quand on est commerçant, pour toucher une clientèle ciblée et suffisamment nombreuse ? Près de la Poste, sur la route nationale, dans une rue piétonne, répondra-t-on selon les cas. Ou alors sur Priceminister. Sorte d'immense galerie marchande virtuelle, dont la zone de chalandise représente 2,9 millions de consommateurs. Ils sont ainsi plus de 3.000 professionnels à vendre sur le site des produits neufs ou d'occasion, anciens ou récents, à prix fixes. La plupart possèdent aussi un business "mortar". Mais pour d'autres, ce sont les occasions qui ont fait le larron, puisque certains particuliers ont monté leur entreprise en développant petit à petit leurs ventes sur la plate-forme. "Il existe plus de 3.000 membres identifiés comme professionnels qui vendent de manière active sur Priceminister, indique Pierre Kosciusko-Morizet, PDG du site. Ces derniers représentent entre 35 et 40 % de nos revenus. Ce sont majoritairement des PME ou des TPE, qui réalisent de quelques milliers à 100.000 euros de chiffre d'affaires par mois sur la plate-forme. Et elles sont de plus en plus nombreuses à ne vendre que chez nous. Sans doute parce que nous avons pris du volume et que le marché a lui aussi grossi. Et aussi parce qu'il y a plus de gens prêts à prendre des risques."
La bulle Internet est passée par là et, à croire le dirigeant de Priceminister, les exemples de réussites fulgurantes de la nouvelle économie ont donné des ailes aux apprentis créateurs d'entreprise. L'éclatement de la bulle n'aurait pas tué les vocations, il les aurait donc simplement rendues plus modestes ? Parmi les motivations de ces vendeurs professionnels, par exemple : s'offrir un complément de revenus, se reconvertir, se mettre au télé-travail, ou encore trouver de nouveaux relais de croissance.
Pour se lancer, nul besoin de connaissances techniques, ni de publicité. La mise en ligne des annonces est gratuite (ce qui a aussi ses inconvénients en termes de qualité d'offres), le site joue le rôle de tiers de confiance, il existe des garanties à la fois pour le vendeur et pour l'acheteur, et le système de paiement est intégré, ce qui au final représente autant de tracasseries en moins pour le professionnel.
| Les pros constituent le fonds de catalogue |
Priceminister offre par ailleurs à cette clientèle une palette d'outils spécifiques, comme un système de gestion des stocks (utilisable à la fois pour l'assortiment online et le stock offline), d'assistance au référencement des produits dans la base (par douchette), de gestion des affranchissements (le vendeur imprime un code barre qu'il colle sur son colis, et c'est ensuite le site qui paye Chronopost) ainsi que des possibilités de montage d'opérations promotionnelles (soldes, déstockage, mises en avant…). Ces prestations sont assurées par l'équipe commerciale du site, qui compte une trentaine de personnes.
Toutes ces facilités s'arrêtent en revanche là où commence le droit commercial. En tant que professionnel, les vendeurs sur Priceminister sont soumis aux mêmes obligations légales que n'importe quel autre professionnel : paiement de la TVA, droit de retour de sept jours, déclaration des bénéfices commerciaux, etc. A ce titre, Pierre Kosciusko-Morizet souligne que "l'identification des professionnels sur le site va dans le sens de la transparence." C'était aussi une demande de la DGCCRF, précise-t-il. "C'est pourquoi nous avons hâté sa mise en place, qui était de toute façon prévue."
Si le marché français suit la tendance américaine, l'activité des professionnels sur les places de marché devrait continuer à progresser. Pierre Kosciusko-Morizet estime que cette progression suivra le rythme de croissance de la société. "Je pense que nous resterons autour des 40 % du chiffre d'affaires, car c'est la complémentarité entre particuliers et professionnels qui est intéressante. Les pros constituent le fond de catalogue, et les particulier assurent la diversité."
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| A lire aussi : Les pros de l’occasion se retrouvent sur 2xmoinscher |
Si la progression des ventes de professionnels est régulière en part de marché globale, elle est en revanche soumise à des cycles au niveau de chaque catégorie de produits. A l'ouverture d'une nouvelle catégorie, l'offre pro représente l'intégralité du catalogue, l'équipe commerciale étant obligée de démarcher cette cible afin de faire démarrer l'activité. "Au bout de quelques semaines, précise Pierre Kosciusko-Morizet, les particuliers arrivent en masse et font baisser les prix, ce qui augmente le volume de ventes. Mécaniquement, le chiffre d'affaires des sociétés remonte, et on passe d'un marché de marges fortes à un margé de gros volumes. C'est le cas pour les catégories matures comme les produits culturels par exemple." A charge pour les professionnels de s'adapter pour faire face aux évolutions du marché.
Source : http://www.journaldunet.com/0507/050706priceminister.shtml
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Rakuten se lance à l'assaut d'Amazon
Rakuten se lance à l'assaut d'Amazon
Au pays du Soleil Levant, le géant de l'hypermarché en ligne, vient de s'offrir 100% de l'agence de communication en ligne LinkShare. Avec ce rachat l'ambition de Rakuten est clairement de concurrencer l'autre mastodonte de la vente en ligne : l'américain Amazon (AMZN).
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L'écart entre les deux groupes semble incommensurable. Pour le combler, la direction de Rakuten a annoncé hier dans un communiqué qu'il rachetait 100% de l'agence de marketing direct sur Internet : Linkshare. Pour cela, il va débourser près de 340 millions d'euros.
D'après le Figaro économe, Linkshare a réalisé un chiffre d'affaires de 26 millions d'euros en 2004. Une somme qui est le fruit de la vente de publicités sur des sites Internet et des weblogs. Elle compte parmi ses clients des grandes marques (prés de 500 au total) comme Dell, ou American Express et revendique 10 millions de sites affiliés.
Pour Hiroshi Mikitani cette opération est pleine de promesses. Il estime que : «l'expertise de Linkshare dans le domaine du marketing direct va permettre à Rakuten de faire une bonne entrée sur le marché américain».
L'expansion internationale de la firme, qui compte aujourd'hui près de 700 salariés ; va selon toute vraisemblance être boostée par ce rachat. Depuis l'an 2000, le groupe nippon est présent sur le sol américain, à San Francisco plus précisément. Et depuis 1997, le nombre de boutiques en ligne est passé de 13 à 8 500. Une progression saisissante.
Selon le Figaro, Rakuten connaît une progression de 252% par an, de quoi faire trembler le socle profondément ancré, du leadership d'Amazon. Il faut dire qu'au Japon la vente en ligne monte en flèche, et les Japonaises sont les championnes de la VPL (Vente en Ligne).
Ces victimes de «la fièvre acheteuse» ont dépensé entre avril 2004 et mars 2005 prés de 3,040 milliards de yens ( 22,34 milliards d'euros). Malgré cette forte progression si l'on considère l'ensemble des transactions en ligne le Japon (73 milliards d'euros )reste second derrière les États-Unis (97 milliards d'euros). A titre de comparaison, l'Hexagone ne représentait qu'un petit 5,5 milliards d'euros en 2004.
Le leader japonais de la vente en ligne a plusieurs cordes à son arc. En effet, il dispose de plusieurs chaînes de télévision, d'une librairie en ligne, d'un site de golf, d'une équipe de base-ball, et d'une agence de voyages. Et la liste est encore longue. Reste à savoir si le groupe sera à la hauteur du défi qu'il s'est lancé. Une affaire à suivre...
* Un euro = 1,4827$ CAN
Source :http://www.lapresseaffaires.com/partenaires/nouvelles/reference/index.php?id=8,2017,2019,092005,1156179.html&ref=reference
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